REDD+ : Des régions à l’Est de Madagascar bénéficient des revenus carbones

REDD+ : Des régions à l’Est de Madagascar bénéficient des revenus carbones

Madagascar, une grande île, riche en biodiversité, riche en forêt. Ainsi, elle figure parmi les 10 hots spots de la diversité biologique mondiale. Malgré cette abondance, le profit des revenus environnemental venant de cette richesse n’est pas courant au pays, si bien qu’il existe un moyen, un mécanisme de tirer profit de cette fortune verte. La REDD+ est un des mécanismes qui génèrent des revenus à travers les émissions carbones provenant des forêts. Ce mécanisme international est un processus de financement pérenne des activités de lutte contre la déforestation. Adopté à Madagascar depuis plusieurs années, l’Etat finalise actuellement la phase préparatoire et s’insinuera bientôt à la phase de mise en œuvre afin des programmes nationaux de réduction des émissions.

Le 24 et 25 Octobre 2019, le Bureau National des Changements Climatiques, du carbone et de la REDD+ organise un atelier de lancement du Programme de Réduction des Emissions AtialaAtsinanana. En exercice depuis 2007 à 2013,  le PREAAincluant le «Corridor Ankeniheny – Zahamena » bénéficie actuellement de ses revenus carbones. L’atelier a pour objectif de définir l’utilisation des revenus carbones par rapport à différentes activités environnementales de l’Etat et des Communautés de bases dans les régions bénéficiaires du programme, dont l’élaborationd’un pland’utilisation du revenu carbone.


La Conservation Internationale étant le gestionnaire de ce projet, contribue à la gestion du CAZ afin de réduire le taux de carbone émis. Selon le Directeur de projet au sein de la CI, Monsieur Bruno RAJASPERA, le crédit carbone obtenu permettra l’implantation d’une pépinière pour procurer plus d’arbres et de reboiser à nouveau tout en accomplissant la politique de l’Etat et du programme présidentiel : Velirano, dont l’objectif est de reverdir Madagascar. Selon Monsieur Rija HAINGOMANANTSOAdu BN-CCC REDD+, conformément à la répartition des revenus carbone, 50% du revenu du programme PREAA sera la récompense des acteurs de la lutte contre le changement climatique. Cette ration garantie des services écologique à la communauté locale ainsi qu’une compensation financière dans les activités du programme.

Malgré ce taux de récompense qui est entre autresune motivation pour ces acteurs, l’existence d’une opposition bloque l’accomplissement complet de ce programme PREAA dans ces aires protégées afin d’obtenir les revenus carbones. La déforestation, le « Teviala », exploitation illicite des ressources forestières et minières sont les principales causes de la destruction environnementale dans cette partie du CAZ, affirme le président du VOI dans la commune rurale Didy, district d’Ambatondrazaka, région AlaotraMangoro.Une des solutions proposée par ce dernier est l’application stricte des lois environnementaux pour le bon fonctionnement du programme PREAA ainsi que d’assurer un bon usage des revenus carbones obtenu.

Sachant que l’environnement contribue au développement, le mécanisme de réduction des émissions des gaz à effet de serre provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts ou la REDD+ est un des dispositifs clés pour sa conservation.

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