CITES : Madagascar manifeste ses engagements sur la lutte contre le trafic de ses ressources naturelles, à l’international

CITES : Madagascar manifeste ses engagements sur la lutte contre le trafic de ses ressources naturelles, à l’international

Madagascar est sur les rails. Le Pays participe actuellement à la session initiée par la Convention sur le Commerce  International des espèces de faune et flore sauvage menacées d’extinction (CITES), à travers une délégation conduite par le Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, Monsieur Lala RANAIVOMANANA et le Directeur Général de l’Environnement et des Forêts, Monsieur Herizo RAKOTOVOLOLONALIMANANA.  Le Gouvernement Malagasy par le biais du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) a présenté son « first report » ou le premier rapport de la Grande île relatant les 3 points essentiels à cette session du Comité Permanent, dont la mise en œuvre de la législation forestière sur les infractions forestières, la Gestion des arbres précieux de l’Etat et la présentation de la vision de l’Etat Malagasy, devant les parties membres à Genève, ayant débuté le 16 aout 2019, pour une durée de (12) douze jours.

S’inscrivant dans le Cadre de l’Organisation de cette  71ème session et de la 18ème Conférence des Parties à la CITES, l’objectif est de procurer plus précisément, à ses membres « le plan d’action relative sur  le Dalbergia spp et Diospyros spp », selon la décision 17.204 à l’adresse de Madagascar, et ce, pour raffermir ses engagements, sur la lutte contre le trafic des exploitations des ressources naturelles.

Lors de sa prise de discours, le Secrétaire Général n’a d’emblée manqué de préciser, à ce titre, « les principaux éléments contextuels permettant d’appréhender les efforts déployés à Madagascar, notamment sur la sécurisation des stocks par des inventaires, dans des lieux hautement sécurisés priorisé par la Grande île ». Ainsi, aucune option de commercialisation n’est envisagée, et d’en faire une priorité pour les utilisations locales et la réhabilitation des œuvres d’art. D’ailleurs, l’objectif est de mieux contrôler tous les permis d’exploiter au niveau national, les conventions sur les transferts de gestion délivrés à l’intérieur des forêts appartenant à l’Etat.

Au vu de l’assainissement des filières des produits forestiers au Pays, (2) deux notes d’instructions ont été sorties, dont l’ objet est de suspendre toute coupe et la mise en circulation et l’exportation des bois précieux de la deuxième catégorie dont les bois de rose, les bois d’ébène et les palissandres, et ce jusqu’à nouvel ordre. Des bois précieux, en prohibant tous transports et commercialisation des bois ordinaires, tout en gardant la captivité du Pays sur le reboisement et la lutte contre les feux.

 

Outre, des lignes plus spécifiques mentionnées, dans le rapport ont été abordées, issues de toute une coordination et collaboration effective entre le Ministère et les Autorités locales et compétentes ont promu à ces résultats escomptés tels sur:

  • Les (5) cinq personnes inculpées  pour les tortues et pour les (19) dix-neuf personnes qui sont auteurs de l’exploitation illicite de bois palissandre ;
  • Les accusations portées à un Haut Responsable de l’administration dont sa proche collaboratrice a été placée, sous mandat de dépôt après une comparution devant la Cour Spéciale de lutte contre  le trafic de bois de rose et bois d’ébène ;
  • Le suivi relatif à l’affaire liée à l’exploitation illicite des bois de rose à Singapour qui fait suite, de la décision de la plus haute juridiction de Singapour, ayant acquitté l’homme d’affaire et qui a ordonné aux autorités de Singapour de lui restituer les bois de rose.

Depuis le mois de juillet 2018, (16) seize autres dossiers ont été transmis au sein de la Cour spéciale contre le trafic de bois de roses et bois d’ébène, en attente de traitement.

A l’épreuve, des recommandations ont été avancées, sur la gestion des stocks de bois de rose et bois d’ébène consignée vers la fin de 2017, qui va faire l’objet d’un inventaire des stocks de bois déclarés par leurs détenteurs ont été mené par la structure responsable de l’assainissement, sous le financement propre du Gouvernement Malagasy, mais qui n’a pas permis que l’inventaire de 1/6 de stock et de tirer des enseignements sur les structures, le système de marquage, la méthodologie et la transparence des actions entreprise. Il est à noter que l’affaire relative à l’exportation illicite des bois précieux à Singapour attend pour l’heure actuel, la saisine de l’Assemblé Nationale afin d’engager la poursuite d’un haut responsable.

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